L'historique du Château

Un monument historique au cœur du Gers 

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LE CHÂTEAU DES COMTES D'ARMAGNAC

La première mention d’un château à Lavardens est attestée en 1140 dans le cartulaire noir de la cathédrale Sainte-Marie d’Auch. Le premier châtelain connu fut Géraud de l’Isle Arbéchan, un vassal du Comte de Fezensac. Par succession, le château devint propriété des Comtes d’Armagnac et forteresse royale sous la souveraineté tantôt anglaise, tantôt française. La forteresse fut prise d’assaut et tomba aux mains des troupes de Charles VIII en 1496 qui le détruisirent en partie. Le château comtal resta à l’état de ruine pendant cent-vingt-quatre ans.

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AU GRÉ DES VICISSITUDES HISTORIQUES

En 1585, la seigneurie de Lavardens fut offerte en récompense à Antoine de Roquelaure par la famille d’Albret pour laquelle il s’était mis au service, sa fonction étant la protection du futur roi Henri IV. À partir de 1620, pour l’amour de sa jeune épouse Suzanne de Bassabat, Antoine de Roquelaure entreprit la construction du château actuel sur les fondations médiévales. Il mourut en 1625 et ne vit que le début du chantier. En 1653, la peste chassa les quelques deux-cents ouvriers de Lavardens et le château ne fut jamais achevé. 

Portrait d’Antoine de Roquelaure et de Suzanne de Bassabat

 En 1752, une arrière-petite fille d’Antoine de Roquelaure vendit l’édifice à Victor de Riquetti, Marquis de Mirabeau qui se ruina en travaux et céda l’ensemble en 1765 à un capitaine des dragons : Laclaverie de Soupex. Une de ses filles, Philippine Catherine et son mari, le Marquis de Pins, acquirent le domaine. Cependant, leurs enfants, voulant se débarrasser de l’édifice, peinèrent à retrouver repreneur en 1850 car le château fut vidé de son mobilier lors de la Révolution Française.

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DU XIXe SIÈCLE À NOS JOURS

 

En 1852, le Château de Lavardens devint donc la proie des marchands de biens qui le lotirent en copropriété ; douze familles se partagèrent l’ensemble de l’édifice et, faute d’entretien, la toiture s’effondra en 1923. La forêt envahissait déjà l’étage supérieur quand, en 1957, la municipalité décréta la destruction de l’édifice et sa transformation en carrière. Vincent Steux s’opposa à cette décision et changea le destin du Château qui fut classé Monument Historique en 1961. L’encorbellement et la toiture furent alors restaurés de 1970 à 1975.

 

En 1979, Hubert Mothe créa l’Association pour la Sauvegarde du Château afin d’assurer la restauration et l’animation de l’édifice.